La Bibliothèque grise



 


Plans de table
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar
Plans de table, éd. Lorelei, à paraître


Les jour­naux de la série Plans de table ras­semblent des entre­tiens avec des paysan·nes et des chercheur·euses (cultivateur·ices, éleveur·euses et viti­cul­teurs ; agro­nomes, éco­no­mistes et géo­graphes) et témoignent par l’image des ter­ri­toires, des pay­sages et des lieux où s’inscrivent leurs acti­vi­tés, ain­si que des gestes propres à celles-ci.
Ces entre­tiens ont été col­lec­tés dans le cadre d’une enquête sur l’agriculture et l’alimentation. Nos pre­mières inter­ro­ga­tions se sont por­tées sur les modes d’apprentissage et de trans­mis­sion au sein de la com­mu­nau­té pay­sanne. Afin de com­prendre l’activité et l’engagement des pay­sans, il nous a cepen­dant fal­lu explo­rer le monde agri­cole plus lar­ge­ment, n’y connais­sant rien ou presque. Nous avons donc pri­vi­lé­gié au cours de cette enquête une plu­ra­li­té de posi­tions, en ren­con­trant des per­sonnes impli­quées à dif­fé­rents stades de la pro­duc­tion et de la recherche agri­cole et ali­men­taire, afin d’en sai­sir les enjeux et les rouages. Au gré des ren­contres, trois champs d’intérêt se sont consti­tués, rela­tifs à l’agroécologie, à l’agriculture urbaine, ain­si qu’à la ques­tion de la trans­mis­sion et des com­muns dans le contexte agricole.
Ces entre­tiens sont éga­le­ment la source d’un ensemble d’ob­jets (nappes, assiettes) res­ti­tuant cette enquête au tra­vers d’ob­jets et de situa­tions artis­tiques [+ d’in­fos].

3 jour­naux 16 / 32 / 16 p., 33 × 45 cm
Conception gra­phique : Rovo
À paraître aux édi­tions Lorelei, 2025.

Lecture col­lec­tive, une his­toire incomplète
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar (dir.)
Lecture col­lec­tive, une his­toire incomplète
édi­tions Lorelei, à paraître
Avec Alex Balgiu, Fabrice Bensimon, François Jarrige, Alberto Manguel, Fabienne Soldini, Andrew Stauffer, Araceli Tinajero.


La lec­ture est sou­vent consi­dé­rée comme une pra­tique soli­taire, où la sin­gu­la­ri­té du lec­teur et de l’au­teur entrent vir­tuel­le­ment en rela­tion. En maintes occa­sions, lire est pour­tant une situa­tion qui implique simul­ta­né­ment plu­sieurs indi­vi­dus, ce qu’il s’a­git ici d’ob­ser­ver à tra­vers l’in­ven­taire de pra­tiques col­lec­tives issues de contextes cultu­rels et lin­guis­tiques divers.
Ces pra­tiques sus­citent aujourd’­hui l’en­thou­siasme, comme en atteste la mul­ti­pli­ca­tion des « arpen­tages » et cercles de lec­ture dans le champ de l’é­du­ca­tion popu­laire et de l’art contem­po­rain, ou encore les expé­riences menées par des com­mu­nau­tés de lec­ture en ligne. Cet engoue­ment est appuyé par des recherches en his­toire, lit­té­ra­ture ou socio­lo­gie, renou­ve­lant notre com­pré­hen­sion des pra­tiques lectorales.
Ce livre ne vise pas l’ex­haus­ti­vi­té mais témoigne de recherches récentes et de cas sin­gu­liers pour les­quels la rela­tion de soi aux autres qu’in­duit la sub­jec­ti­va­tion par la lec­ture ne se fait pas de façon vir­tuelle, mais de manière tan­gible. La force du groupe ou de la com­mu­nau­té pro­duit alors des usages et des formes d’ap­pro­pria­tions inédites, objets des textes réunis.
Ceux-ci concernent la figure du lec­teur (A. Manguel), la lec­ture dans les ate­liers ouvriers du 19e siècle (F. Bensimon et F. Jarrige), la lec­ture orale dans les fabriques de cigares à Cuba (A. Tinajero), la pra­tique d’é­du­ca­tion popu­laire de l’ar­pen­tage (J. Dupeyrat/L. Sfar), la socia­bi­li­té qui se des­sine dans les marges de livres (A. Stauffer) et les com­mu­nau­tés lec­trices en ligne (F. Soldini). À ces contri­bu­tions s’a­joute un essai visuel expo­sant un cor­pus de figures de la lec­ture col­lec­tive (J. Dupeyrat/L. Sfar).

Conception gra­phique : Rovo

Florilège
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar
Florilège, éd. Lorelei, 2021


Florilège est consti­tué de pos­ters qui, pliés et reliés dans un cer­tain ordre, forment les pages d’un livre. Sur une des faces de chaque pos­ter appa­raissent des say­nètes pho­to­gra­phiques, pseu­do-docu­men­taires ou fic­tion­nelles, qui mettent en situa­tion des objets que nous avons créés ou col­lec­tés (des livres, une nappe, un cou­teau-bâton de marche, une affiche didac­tique, une tenue de camou­flage, etc.), au sein d’une cham­pi­gnon­nière, autour d’une table, dans une biblio­thèque, dans les réserves d’un musée et dans une école. De l’autre figurent des extraits de textes pro­po­sés en écho avec ces images, dont la concep­tion a été accom­pa­gnée par leur lec­ture. Les textes et les images offrent un aper­çu des dif­fé­rents axes de La Bibliothèque grise. Leur ordon­nan­ce­ment pro­pose un par­cours où il est ques­tion de livres, de péda­go­gie, de cham­pi­gnons, de nour­ri­ture, et des liens pos­sibles entre ces dif­fé­rents sujets.

Avec des extraits de textes de Florent Quellier, Julie Lou Dubreuilh et Guillaume Leterrier, Anna Lowenhaupt Tsing, Tim Ingold, Peter Handke, A.S. Neill, Robert Filliou et Ben Patterson, Paulo Freire, Alberto Manguel.
Conception gra­phique : Rovo
11 pos­ters pliés
59 × 42 cm (for­mat poster)
14 × 40,5 cm (for­mat livre)
Édité à l’oc­ca­sion de l’exposition
« La Bibliothèque grise, ch. 4 : Objets parlants »
à La Ferme du Buisson
ISBN : 978–2‑9555444–7‑1
50 €





Pelele et mondes à l’envers
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar (éd.)
El Pelele / Sacar a la vergüen­za / Mondes à l’envers, 2021


Ce livret réunit un ensemble de textes et d’images ayant trait aux repré­sen­ta­tions du Monde ren­ver­sé et aux fêtes ou rituels qui s’y rap­portent : car­na­val, cha­ri­va­ri, man­teo del pelele, etc. En s’attachant à la fois à l’histoire de l’art et à celle des tra­di­tions et des repré­sen­ta­tions popu­laires, les textes de Michel Cegarra, Lise Lerichomme et Martine Sadion abordent la sub­ver­sion des rôles sociaux et des rap­ports de genre, grâce à une ana­lyse de la cir­cu­la­tion et de la poro­si­té des repré­sen­ta­tions et de leurs signi­fi­ca­tions. Édités à l’occasion de la clô­ture de l’exposition « La Bibliothèque grise, ch. 4 : Objets par­lants » à la Ferme du Buisson, ces textes déve­loppent des ques­tion­ne­ments appa­rus au cours de cette expo­si­tion et qui pré­fi­gurent le « ch. 6 : Mondes ren­ver­sés ».

Textes de Michel Cegarra, Lise Lerichomme et Martine Sadion
Livret A5, 80 p.
Document en téléchargement


Digressions
Digressions #9
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar

éd. Captures, 2020


À l’occasion de l’ex­po­si­tion « La Bibliothèque grise – ch. : 4 Objets par­lants », la col­lec­tion « Digressions » des édi­tions Captures accueille un nou­vel opus pré­sen­tant La Bibliothèque grise à tra­vers la retrans­crip­tion d’une conver­sa­tion à plu­sieurs voix réunis­sant chercheur·euses, cri­tiques d’art, péda­gogues, agro­nomes et artistes. Ces paroles ont été recueillies lors de deux repas (l’un à Toulouse, l’autre à Montreuil) orga­ni­sés par Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar autour d’une nappe issue du pro­jet Plans de table, retrans­cri­vant par le des­sin et le texte une enquête sur la tran­si­tion agro-éco­lo­gique. Au fil des dis­cus­sions, et en écho aux plats ser­vis, les condi­tions de pro­duc­tion agri­cole sont mises en rela­tion avec les autres centres d’in­té­rêt qui tra­versent et consti­tuent La Bibliothèque grise, notam­ment l’é­di­tion, la péda­go­gie et la transmission.

Avec Michel Duru, Sandra Foltz, Nathalie Leleu, Lise Lerichomme, Cécile Poblon, Yvan Poulain et Marie-Hélène Robin.
Français / anglais
36 p. + cartes postales
21,5 × 13,5 cm
ISBN : 978–2‑491549–05‑3
6 € — Acheter


La Réserve — digest
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar
La Réserve — digest
éd. Lorelei, 2019


Cette édi­tion a été pen­sée et conçue d’après le film La Réserve, une fic­tion docu­men­taire éla­bo­rée à par­tir d’objets édu­ca­tifs et péda­go­giques. Mobilier sco­laire, maté­riel didac­tique ou édu­ca­tif, objets de trans­mis­sion du savoir, jeux et jouets, publi­ca­tions péda­go­giques et tra­vaux d’élèves peuplent les rayon­nages et les tiroirs plans du Munaé (Musée National de l’é­du­ca­tion à Rouen), selon un ordon­nan­ce­ment qui asso­cie un clas­se­ment typo­lo­gique et un ran­ge­ment déter­mi­né par les contraintes de pré­ser­va­tion. L’histoire de l’éducation et de l’enseignement, aus­si bien sco­laire que para-sco­laire, se des­sine en jux­ta­po­sant pêle-mêle les approches les plus tra­di­tion­nelles et les péda­go­gies dites « actives » ou « alternatives ».
Au cours de cette tra­ver­sée des réserves, la camé­ra croise des agents du musée vaquant à leurs occu­pa­tions pro­fes­sion­nelles, trans­por­tant et mani­pu­lant des objets, et des enfants pré­sents dans ce lieu comme par effrac­tion. Ces der­niers s’adonnent à diverses acti­vi­tés : lire, jouer, man­ger, etc. Leurs actions resi­tuent les objets de la col­lec­tion dans leurs fonc­tions initiales.
S’il appa­raît au départ que les enfants évitent les employés, et que ces der­niers prennent conscience de leur pré­sence sans par­ve­nir à les voir, leurs com­por­te­ments et leurs actions se conta­minent au fur et à mesure du film. Dans cette publi­ca­tion, les écrits et les images témoignent de réflexions sur la péda­go­gie et sur la lec­ture. Ils pro­longent ain­si les textes lus en voix off par cer­tains pro­ta­go­nistes du récit.

32 p.
26,9 × 19,8 cm
ISBN : 978–2‑9555444–4‑0
8 €





Un livres
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar
Un livres, éd. Lorelei, 2018


Un livres agence des fac­si­mi­lés et retrans­crip­tions d’ou­vrages avec les pho­to­grammes d’un film absent, retra­çant le par­cours d’une jeune femme qui tra­verse plu­sieurs biblio­thèques où elle est témoin de situa­tions de lec­ture. D’une biblio­thèque jeu­nesse à une biblio­thèque domes­tique en pas­sant par une biblio­thèque d’é­tude et une biblio­thèque patri­mo­niale, elle col­lecte des élé­ments en vue de consti­tuer une édi­tion dont on com­prend pro­gres­si­ve­ment qu’elle n’est autre que ce livre lui-même. Le rap­pro­che­ment des dif­fé­rents maté­riaux col­lec­tés met en rela­tion péda­go­gie (John Dewey, Robert Filliou et Benjamin Patterson, Célestin Freinet, A.S. Neill et Summerhill, Rudolf Steiner, etc.), his­toire de l’édition (Jules Maciet, Alberto Manguel, his­toire du col­por­tage, etc.) et pra­tiques de lec­ture (Marielle Macé, entre autres), selon un prin­cipe antho­lo­gique fami­lier des « recueils fac­tices ». Ce terme de biblio­thé­co­no­mie désigne des ouvrages qui résultent de l’assemblage sous une même reliure de pièces diverses trai­tant d’un même sujet, selon un usage attes­té de l’époque médié­vale à nos jours, et par­ti­cu­liè­re­ment fré­quent au XVIIe-XVIIIe siècle. Un livres peut se lire comme un recueil fac­tice com­po­sé à l’ère du numérique.

Design gra­phique : Ana Crew
184 p.
24 × 16 cm
Édité à l’oc­ca­sion de l’exposition
« La Bibliothèque grise, ch. 2 : La Réserve »
au BBB centre d’art
ISBN : 978–2‑9555444–1‑9
25 €





f‑u-t-u-r‑e‧org
Ensemble de textes publié sur le site www.f‑u-t-u-r‑e.org à l’i­ni­tia­tive de Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar, en écho à La Bibliothèque grise :

- Géraldine Gourbe, «La péda­go­gie d’Other Ways par Allan Kaprow et Herbert Khol, au cœur d’un contexte contre-cultu­rel» [Lire]
— Marie-Dominique Leclerc, « Lire, écrire, comp­ter avec la Bibliothèque bleue » [Lire]
— Éloïsa Pérez, « Écrire l’espace : sur la spa­tia­li­sa­tion des savoirs dans la salle de classe et le manuel sco­laire » [Lire]
— Andrew Stauffer, « Ériger les livres au rang de témoins his­to­riques », entre­tien avec Alexandru Balgiu, Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar [Lire en fran­çais] [Lire en anglais]
— Araceli Tinajero, « Cigar Factory Readers in Cuba » [Lire]

Les Quatre fils Aymon — Prospectus
Jérôme Dupeyrat et Laurent Sfar
Les Quatre fils Aymon — Prospectus
éd. CAC Passages, 2015


Ce livre à double entrée — l’une dis­si­mu­lée dans l’autre — fait office de pro­logue à La Bibliothèque grise [voir éga­le­ment « La Bibliothèque grise, pro­logue : Book people »].
Le col­por­tage lit­té­raire du XVIIe au XIXe siècle, et plus par­ti­cu­liè­re­ment le phé­no­mène de la Bibliothèque bleue troyenne et rouen­naise, a été le point de départ de ce pro­jet édi­to­rial, en réponse à une invi­ta­tion du centre d’art contem­po­rain Passages à Troyes. Du XVIIe au XIXe siècle, le col­por­tage s’attira à divers degrés la sus­pi­cion des pou­voirs poli­tiques, méfiants envers la libre cir­cu­la­tion des idées et des col­por­teurs. L’itinérance, le pou­voir éman­ci­pa­teur des livres, les condi­tions spa­tiales de la pen­sée, sont jus­te­ment quelques motifs mis en rela­tion par l’anthologie de textes conte­nue dans cet ouvrage. Intitulée Prospectus, au sens pre­mier de ce terme — c’est-à-dire à l’instar des bro­chures impri­mées avant la paru­tion d’un livre pour en faire connaître le conte­nu —, cette antho­lo­gie pros­pec­tive visait à intro­duire les pistes de recherche de La Bibliothèque grise, dont les pre­miers jalons ont été posé lors de cette expo­si­tion. Elle prend place de façon inter­sti­tielle et para­si­taire au sein d’un autre ouvrage, foyer de cette col­lecte : Les Quatre fils Aymon, un roman de che­va­le­rie médié­val nar­rant la rébel­lion d’une fra­trie de quatre bar­rons contre le roi Charlemagne. Le tra­vail de réédi­tion de l’ensemble de ces textes, depuis leur choix jusqu’aux opé­ra­tions de mise en livre, a été conçu comme une manière de lire. Le sys­tème de façon­nage et de reliure de la publi­ca­tion, évo­quant divers moments de l’histoire du livre (depuis la Bibliothèque bleue jusqu’au livre de poche), offre au lec­teur des tranches fer­mées, qu’il lui faut décou­ron­ner afin d’accéder aux deux strates de texte de cette publi­ca­tion. Mais lors de cette opé­ra­tion, le lec­teur s’apercevra que les textes consti­tuant Prospectus obli­tèrent une grande par­tie des Quatre fils Aymon. Ce récit est l’un des prin­ci­paux titres de la Bibliothèque bleue, maintes fois réédi­té et abon­dam­ment rema­nié par les édi­teurs-impri­meurs au cours des siècles. L’évolution du texte tra­duit autant des impé­ra­tifs éco­no­miques (par exemple lorsqu’il est réduit par des opé­ra­tions de syn­thèse ou de coupe) que l’évolution de sa récep­tion et de ses inter­pré­ta­tions. Marie-Dominique Leclerc his­to­rienne du livre, explique dans la pré­face à cette réédi­tion que « le suc­cès de l’Histoire des quatre fils Aymon tient sans doute à une plu­ra­li­té de lec­tures poten­tielles » : diver­tis­se­ment, inté­rêt his­to­rique ou biblio­phi­lique, modèle moral ou au contraire objet de déni­gre­ment, et enfin, plus mar­gi­na­le­ment, sup­port idéo­lo­gique ou poli­tique. C’est la fécon­di­té de ces mul­tiples lec­tures d’une part, l’histoire du col­por­tage d’autre part, et enfin l’exagération de son inter­pré­ta­tion poli­tique, qui ont mené à le choi­sir comme struc­ture — et comme leurre — pou­vant accueillir un énon­cé pros­pec­tif des enjeux de La Bibliothèque grise.

Préface de Marie-Dominique Leclerc
112 p.
20 × 13 cm
Reliure : Véronique Van Mol
Édité à l’oc­ca­sion de l’exposition
« La Bibliothèque grise, pro­logue : Book people », au CAC Passages

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